C'est un soir comme tous les autres...
C'est un soir qui défile lentement vers l'abîme obscur
Inexorablement...
Dans le silence sacré de la nature.
Je contemple le soleil se coucher là-bas, au loin.
Ah ! Que mon c½ur est lourd aujourd'hui
Chacun de mes désirs ploie sous le poids de cette mélancolie
Et dans l'absolu cosmos se répand
Le parfum de mon infortune.
La haine me déchire l'âme en lambeaux
L'amour n'est plus qu'un souvenir vaporeux
Le regret peuple chaque recoin de mon esprit
L'amertume diffuse à travers chaque particule de mon être
Et le désespoir se pavane sous l'ombre infâme de mon c½ur.
Maintenant, la lune se lève, radieuse et digne
Je voudrais déployer mes ailes de lys
Je voudrais les déployer
Dans la complicité du zéphyr
Et prendre mon envol...
Les cheveux épars au vent,
Les yeux fourvoyés dans le sillage des étoiles,
Mes ailes battent doucement dans l'atmosphère douce
Ce soir encore,
Je m'assiérai sur ce nuage solitaire
Je m'assiérai ; je scruterai la terre ignoble
Je la scruterai et mes yeux laisseront tomber
Pour le monde qui s'enfonce dans le chaos
Au nom de cette douleur qui me brise un peu plus chaque jour
Une larme,
Une larme d'éternité...